Camps

Joseph Kastner

Joseph Kastner décrit ses expériences à Bergen-Belsen où il a été déporté à l’âge de 14 ans.

Source : Sarah and Chaim Neuberger Holocaust Education Centre, 1992 ; montage : Musée de l’Holocauste Montréal, 2017

Joseph Kastner est né en 1929 à Budapest, en Hongrie. Ses parents sont propriétaires d’une petite boutique de cadeaux qui permet à peine à la famille de survivre. Après l’occupation allemande de la Hongrie, le gouvernement hongrois confisque les biens des Juifs et les Kastner perdent la boutique et avec, leur seule source de revenus.

Lorsque les autorités commencent à concentrer la population juive de Budapest dans des maisons à l’étoile jaune, Joseph et sa famille réussissent à se procurer des certificats de protection suisses. Ils emménagent alors dans une maison protégée suisse. Comme le nombre de faux papiers augmente, les autorités cessent de les accepter et commencent à déporter des Juifs des maisons protégées. Joseph est déporté en décembre 1944 au camp de concentration de Bergen-Belsen.

Joseph est placé dans le Sonderlager où les prisonniers ne travaillent pas et où  ils peuvent garder leurs propres vêtements. Comme Joseph souffre de gelures dûes aux longues heures passées à l’Appel, il est déplacé au Kinderhaus [maison des enfants].

Craignant l’arrivée imminente des troupes alliées, les nazis décident d’évacuer le camp. Ils mettent Joseph et d’autres prisonniers dans un train durant la première semaine d’avril. Les prisonniers sont libérés par l’armée américaine alors qu’ils sont encore dans le train.

On se sentait plus humains, parce que tant qu’on a ses vêtements, on garde son individualité.
Joseph Kastner

Après la libération, Joseph passe un an dans un sanatorium avant de retourner en Hongrie. En 1951, il est enrôlé dans le service militaire obligatoire et il est envoyé dans un camp de travail  forcé de l’armée pendant deux ans et demi.

Il quitte la Hongrie après la révolution de 1956 et arrive au Canada en 1957. Joseph s’installe à Toronto et travaille comme courtier d’assurance. Il se marie et a un fils.

Pour en savoir plus sur l’Holocauste en Hongrie :

Visitez notre page l’Holocauste en Hongrie.

Objet relié

Le porte-monnaie de Paul Garai

Voir cet objet