Mesures antijuives

Georgette Brinberg

Georgette Brinberg relate ses expériences pendant la Rafle du Vel’ d’Hiv.

Source : Musée de l’Holocauste Montréal, 2011

Georgette Brinberg est née en 1938 à Villerupt (en France) de parents juifs polonais. Elle a une sœur de 10 ans son aînée.

Lorsque les Allemands occupent le nord de la France en 1940, la famille de Georgette se réfugie à Paris (en France). En 1941, le père de Georgette est convoqué au poste de police avec un sac et une couverture. Il s’y rend malgré les supplications de sa femme. Il est ensuite emmené au camp de transit de Beaune-la-Rolande (en France). Un an plus tard, il est déporté à Auschwitz (en Pologne occupée) où il est assassiné.

En juillet 1942, la police française arrête Georgette, sa sœur et leur mère pendant la Rafle du Vélodrome d’Hiver. Elles passent quelques jours dans l’arène dans des conditions épouvantables. Très peu de nourriture et d’eau sont disponibles et les conditions sanitaires sont terribles. La police sépare les enfants de leurs parents lorsqu’elle transfère les prisonniers dans des camps de transit. Mise dans un bus à destination du camp de transit de Drancy (en France), la mère de Georgette est ainsi séparée de ses filles. De là, elle est déportée à Auschwitz où elle est tuée.

Un policier français qui a pris en pitié Georgette et sa sœur leur dit de s’enfuir. Les filles, qui n’ont nulle part où aller, errent dans les rues de Paris. Un étranger les recueille et les conduit à Morée, un petit village du Val de Loire (en France). C’est une femme âgée qui prend alors soin d’elles, les faisant passer pour ses nièces. Les filles sont élevées dans la religion catholique, elles apprennent le catéchisme et vont à l’église tous les dimanches.

Ils nous poussaient comme des animaux au Vélodrome.
Georgette Brinberg

Après la Libération en 1944, les sœurs retournent à Paris où elles retrouvent leur grand-mère, leur seule parente encore en vie. Georgette et sa grand-mère immigrent en Israël en 1949.

En 1955, Georgette immigre à Montréal où vit déjà sa sœur. Elle travaille pendant 26 ans à l’Ordre des Comptables Agréés du Québec. Elle se marie et a trois enfants ainsi que plusieurs petits-enfants.

Depuis de nombreuses années, Georgette parle de son expérience dans des écoles et au Musée, en tant que conférencière bénévole au Musée de l’Holocauste Montréal.

Objet relié

Le livre ‘’Les Juifs dans la caricature’’ d’Eduard Fuchs

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