Ce carnet de note de 27 pages est le journal de Sydney Howard Selig. Il l’a rédigé entre les mois de juin et d’octobre 1941 lorsqu’il était garde au camp d’internement ‘’N’’ de Sherbrooke, au Québec.

Un garde dans un camp d'internement au Canada

Carnet de note, utilisé comme journal par Sydney Howard Selig. Il l’a rédigé entre les mois de juin et d’octobre 1941 lorsqu’il était garde au camp d’internement ‘’N’’ de Sherbrooke, au Québec. (Photo : Peter Berra)
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Carnet de note, utilisé comme journal par Sydney Howard Selig. Il l’a rédigé entre les mois de juin et d’octobre 1941 lorsqu’il était garde au camp d’internement ‘’N’’ de Sherbrooke, au Québec. (Photo : Peter Berra)

Dans l'entrée de son journal du 24 octobre, Sydney Howard Selig mentionne que les travailleurs préparent une grève. Il croit que les réfugiés seraient plus productifs au travail s'ils étaient payés en fonction de leur rendement. (Photo : Peter Berra)
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Dans l'entrée de son journal du 24 octobre, Sydney Howard Selig mentionne que les travailleurs préparent une grève. Il croit que les réfugiés seraient plus productifs au travail s'ils étaient payés en fonction de leur rendement. (Photo : Peter Berra)

Portrait de Sydney Howard Selig en uniforme en 1945.
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Portrait de Sydney Howard Selig en uniforme en 1945.

Les camps d’internement au Canada

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le Canada a ouvert des camps d’internement pour incarcérer les « sujets de pays ennemis », majoritairement les Japonais, les Italiens et les Allemands. Beaucoup de ressortissants allemands arrêtés en Grande-Bretagne ont été envoyés dans ces camps au Canada. Parmi eux se sont retrouvés 2 300 réfugiés juifs ayant fui les persécutions en Allemagne nazie.

La carrière militaire de Sydney Howard Selig

Sydney Howard Selig, un jeune homme juif de Montréal, s’engage dans l’armée canadienne en 1939. Il est assigné à un poste de garde au camp d’internement ‘’N’’ à Sherbrooke de septembre 1940 à janvier 1942. Dans son journal, Sydney fait régulièrement référence aux réfugiés présents dans le camp, notamment lors d’une grève pour protester contre leurs conditions de travail. Sydney écrit : « Vous ne pouvez pas vous attendre à ce que des hommes détenus derrière des fils barbelés travaillent autant que des hommes libres. […] Tout ce qu’ils veulent est la liberté. »

Mon travail n'avait plus sa raison d'être dès l'instant où ce lieu est devenu un camp de réfugiés.
Sydney Howard Selig, 12 octobre 1941

Entre 1942 et 1945, Sydney est envoyé en Europe comme correspondant militaire. Il revient au Canada et travaille dans l’entreprise familiale de chemin de fer Selig & Sons Ltd.

Roselyn Selig, la belle-fille de Sydney, a fait don de ce journal au Musée de l’Holocauste Montréal en 2000.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan culturel numérique du Québec.Objets phares de l'Holocauste, Plan culturel numérique du Québec.

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