Ce peigne à poux en plastique brun appartenait à Rosa Pliskin-Sokolinski. Elle le gardait caché dans une petite pochette en satin accrochée à son cou. Celle-ci contenait ses biens les plus précieux : ce peigne à poux, un autre peigne à cheveux, une aiguille, du fil et quelques morceaux de tissus. Ces objets provenaient du magasin qu’elle possédait avec son mari, Mordechai Pliskin, à Kovno, en Lituanie. Ils représentaient tout ce qui la rattachait à sa vie d’avant la guerre.

Préserver sa dignité dans le camp de concentration de Stutthof

Ce peigne à poux en plastique brun appartenait à Rosa Pliskin-Sokolinski.
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Ce peigne à poux en plastique brun appartenait à Rosa Pliskin-Sokolinski. (Photo : Peter Berra)

Rosa Pliskin-Sokolinski le gardait caché dans une petite pochette en satin accrochée à son cou.
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Rosa Pliskin-Sokolinski le gardait caché dans une petite pochette en satin accrochée à son cou. (Photo : Peter Berra)

Portrait d’Esther Klupt, la grand-mère de Rosa, tuée devant le magasin familial à Kovno, en 1941.
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Portrait d’Esther Klupt, la grand-mère de Rosa, tuée devant le magasin familial à Kovno, en 1941.

Portrait de famille pris en 1938. Le mari de Rosa, Mordechai Pliskin est au centre,  Rosa se trouve à sa gauche.
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Portrait de famille pris en 1938. Le mari de Rosa, Mordechai Pliskin est au centre, Rosa se trouve à sa gauche.

L’invasion allemande de la Lituanie

Rosa est forcée de fermer son magasin lorsque les soldats allemands occupent la Lituanie en 1941. Les Juifs de Kovno sont alors envoyés dans un ghetto. À l’approche des troupes soviétiques en 1944, les quelques milliers de Juifs encore présents en Lituanie sont déportés vers l’Ouest.

Déportation au camp de Stutthof

Rosa Pliskin-Sokolinski est déportée au camp de Stutthof où elle arrive le 13 juillet 1944. Les prisonniers sont dépouillés de leurs biens dès leur arrivée. Malgré le danger, Rosa conserve secrètement sa petite trousse contenant ce peigne. Cacher ces quelques objets personnels est donc un acte de résistance et une façon de conserver sa dignité. Ceux-ci sont si précieux pour Rosa qu’ils sont comme de l’or pour elle. Mariée et mère de famille, elle a survécu à la guerre. Par contre, son mari et quatre de ses enfants font partie des millions de victimes de l’Holocauste.

Cyla Dworkind a fait don des objets de sa tante Rosa, dont ce peigne, au Musée de l’Holocauste Montréal, en 1995.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan culturel numérique du Québec.Objets phares de l'Holocauste, Plan culturel numérique du Québec.

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