Ce papier-monnaie était utilisé exclusivement dans le ghetto de Litzmannstadt, le nom allemand donné au ghetto de la ville de Lodz, en Pologne. D’une valeur de 20 marks, il présente des symboles associés au judaïsme et facilement reconnaissables par la population. L’étoile de David est visible sur le recto. Au verso, se trouve une menorah, un chandelier à sept branches représentant celui de l’ancien Temple de Jérusalem.

Papier-monnaie du ghetto de Lodz

Ce papier-monnaie de 20 marks était utilisé exclusivement dans le ghetto de Litzmannstadt (Lodz), en Pologne. Une étoile de David est visible sur le recto.
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Ce papier-monnaie de 20 marks était utilisé exclusivement dans le ghetto de Litzmannstadt (Lodz), en Pologne. Une étoile de David est visible sur le recto.

Ce papier-monnaie de 20 marks du ghetto de Litzmannstadt (Lodz) présente des symboles juifs facilement reconnaissables : L’étoile de David et une menorah sur le verso.
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Ce papier-monnaie de 20 marks du ghetto de Litzmannstadt (Lodz) présente des symboles juifs facilement reconnaissables : L’étoile de David et une menorah sur le verso.

Pièce de monnaie du ghetto de Lodz d’une valeur de 10 marks.
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Pièce de monnaie du ghetto de Lodz d’une valeur de 10 marks.

La monnaie des ghettos, une façon d’empêcher les échanges avec l’extérieur

À leur arrivée dans le ghetto, les Juifs doivent obligatoirement échanger leur argent pour cette nouvelle devise. Le Judenrat, le conseil juif responsable de l’administration de chaque ghetto, est ainsi chargé de faire imprimer sa propre monnaie. L’objectif derrière cette mesure est de ségréguer davantage la population juive en l’empêchant d’échanger des biens avec l’extérieur. Cela rend la survie d’autant plus difficile lors des pénuries alimentaires fréquentes dans les ghettos. Plusieurs personnes sont mortes de faim ou de maladies dans ces conditions imposées par le régime nazi.

Un billet du ghetto de Lodz

Ce billet a été conservé par Max Fronenberg qui l’a reçu d’une femme évadée du ghetto de Lodz. Il l’a rencontrée dans un sous-sol où il se cachait après avoir fui le ghetto de Varsovie. Il y est parvenu en creusant un tunnel avec six autres compatriotes, quelques jours avant l’insurrection polonaise d’août 1944. Ils sont demeurés cachés jusqu’au 17 janvier 1945, jour de leur libération par l’armée soviétique.

Max Fronenberg a fait don de ce document au Musée de l’Holocauste Montréal en 1997.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan culturel numérique du Québec.Objets phares de l'Holocauste, Plan culturel numérique du Québec.

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