Cette nappe a été fabriquée par 50 jeunes filles juives dans l’orphelinat Boehmstift à Berlin au début des années 1920. Elle se compose de 30 carrés de lin brodés au point de croix. Les jeunes filles ont tissé le lin, découpé les carrés, les ont brodés et ont confectionné la dentelle. Elles ont également conçu les patrons de ces broderies. Seulement trois des 50 orphelines ont survécu à l’Holocauste : Frida Bone, une dénommée Goldschmidt et Erika Voelcker, née Waldmann. Une institutrice a offert la nappe à Erika lorsque celle-ci a quitté l’orphelinat en 1927.

Une nappe faite à la main

Cette nappe a été fabriquée par 50 jeunes filles juives dans l’orphelinat Boehmstift à Berlin au début des années 1920.
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Cette nappe a été fabriquée par 50 jeunes filles juives dans l’orphelinat Boehmstift à Berlin au début des années 1920. (Photo : Peter Berra)

Cette nappe se compose de 30 carrés de lin brodés au point de croix.
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Cette nappe se compose de 30 carrés de lin brodés au point de croix. (Photo : Peter Berra)

Les jeunes filles ont tissé le lin, découpé les carrés, les ont brodés et ont confectionné la dentelle.
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Les jeunes filles ont tissé le lin, découpé les carrés, les ont brodés et ont confectionné la dentelle. (Photo : Peter Berra)

Elles ont également conçu les patrons de ces broderies.
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Elles ont également conçu les patrons de ces broderies. (Photo : Peter Berra)

Seulement trois des 50 orphelines ont survécu à l’Holocauste : Frida Bone, une dénommée Goldschmidt et Erika Voelcker, née Waldmann.
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Seulement trois des 50 orphelines ont survécu à l’Holocauste : Frida Bone, une dénommée Goldschmidt et Erika Voelcker, née Waldmann. (Photo : Peter Berra)

Erika tient Karen sur ses genoux, sa mère Berta est assise à leur gauche. Cette photo a été prise à Berlin en 1936.
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Erika tient Karen sur ses genoux, sa mère Berta est assise à leur gauche. Cette photo a été prise à Berlin en 1936.

Sur cette photo prise à Berlin avant leur immigration au Canada, Herbert est complètement à gauche, et Karen est la troisième à partir de la gauche.
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Sur cette photo prise à Berlin avant leur immigration au Canada, Herbert est complètement à gauche, et Karen est la troisième à partir de la gauche.

Photographie de Frida Bone et de son mari prise à Montréal vers 1951.
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Photographie de Frida Bone et de son mari prise à Montréal vers 1951.

La fuite de la famille Voelcker

Erika rencontre son mari Herbert Voelcker, un Allemand non-juif, à l’université de Berlin. En 1934, le couple a une fille, Karen. La famille tente, sans succès, de quitter l’Allemagne pour échapper aux persécutions nazies. Vers 1941, lorsque leurs déplacements font l’objet de questions de la part de la Gestapo, les Voelcker décident de fuir. Pour éviter d’être retrouvés, ils déménagent 167 fois jusqu’à la fin de la guerre, emportant cette nappe avec eux. La famille immigre au Canada en 1951 avec l’aide de Frida Bone. Celle-ci était parvenue à s’installer à Montréal à la fin des années 1930.

Karen a fait don de cette nappe au Musée de l’Holocauste Montréal en 2016. Son don est fait en mémoire des compagnes de sa mère à l’orphelinat et qui sont mortes assassinées pendant l’Holocauste.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan culturel numérique du Québec.Objets phares de l'Holocauste, Plan culturel numérique du Québec.

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